Last Updated on 22 juillet 2026 by Didier Lourdelle
En résumé
✈️ Retour initialement prévu : 22 juin 2026
❌ Quatre annulations successives :
- 22 juin 2026 : vol annulé à J-7, notification reçue le 15 juin à 16h41.
- 2 juillet 2026 : vol de report annulé environ 24 heures avant le départ, notification reçue le 1er juillet à 10h03.
- 13 juillet 2026 : nouveau vol de report annulé à J-5, notification reçue le 8 juillet à 11h20.
- 18 juillet 2026 : quatrième programmation également annulée, notification reçue le 13 juillet à 11h18, après une première confirmation obtenue en agence.
Malgré plusieurs demandes de réacheminement, aucune solution concrète ne m’a été proposée avant mon départ.
- 17 juillet 2026 : en l’absence de solution de réacheminement, décision d’acheter personnellement un billet Ethiopian Airlines.
- 18 juillet 2026 : départ du Cameroun avec Ethiopian Airlines.
- 19 juillet 2026 : arrivée à Bruxelles, puis retour à Lille.
- 22 juillet 2026 : aucune réponse concrète de Royal Air Maroc concernant la prise en charge des conséquences de ces annulations au moment de cette mise à jour.
Quatre annulations successives,
près d’un mois de retard
et une question centrale :
comment informer
et accompagner clairement les passagers lorsqu’une liaison
n’est plus assurée normalement ?
Cet article sera mis à jour en fonction des informations publiques, des réponses de Royal Air Maroc et de l’évolution de mes démarches.
Pourquoi cet article ?
Je ne suis ni journaliste ni juriste. Je suis un voyageur qui devait rentrer en Europe le 22 juin 2026 et dont le retour a été annulé à quatre reprises.
Cette expérience m’a conduit à poser une question qui dépasse désormais mon seul dossier :
Que se passe-t-il réellement sur la liaison Royal Air Maroc entre le Maroc et le Cameroun ?
Cet article n’a pas vocation à polémiquer. Il vise à documenter une situation vécue, à partir de mes billets, des notifications reçues, de mes échanges avec la compagnie, de captures du site Royal Air Maroc et de données publiques relatives aux vols.
Lorsque je formule une hypothèse, elle est clairement présentée comme telle. Les faits vérifiables restent séparés des interprétations possibles.
Ma situation personnelle
Je suis parti de Bruxelles le 17 avril 2026 et suis arrivé à Douala le 18 avril. Mon retour était initialement prévu le 22 juin 2026.
| Étape | Date prévue ou effective | Situation |
|---|---|---|
| Retour initial | 22 juin 2026 | Vol annulé le 15 juin à 16h41. |
| Premier report | 2 juillet 2026 | Vol annulé le 1er juillet à 10h03. |
| Deuxième report | 13 juillet 2026 | Vol annulé le 8 juillet à 11h20. |
| Troisième report | 18 juillet 2026 | Vol annulé le 13 juillet à 11h18. |
| Demande de réacheminement | Du 11 au 17 juillet 2026 | Demandes effectuées par le site, par email et directement auprès de l’agence de Douala. |
| Constat en agence | 16 juillet 2026 | Intervention d’un commissaire de justice afin de constater mes démarches et l’absence de solution immédiate. |
| Achat d’un autre billet | 17 juillet 2026 | Achat personnel d’un billet Ethiopian Airlines en l’absence de réacheminement. |
| Départ effectif | 18 juillet 2026 | Départ de Douala avec Ethiopian Airlines. |
| Arrivée en Europe | 19 juillet 2026 | Arrivée à Bruxelles, puis retour à Lille. |
| Mise à jour du dossier | 22 juillet 2026 | Démarches amiables engagées depuis la France. |
Heureusement, je travaille à mon compte et j’ai pu continuer une partie de mon activité depuis le Cameroun. Je mesure parfaitement que d’autres voyageurs peuvent se trouver dans des situations personnelles, professionnelles ou financières encore plus difficiles.
Ce n’est pas seulement
la difficulté qui motive
cet article.
C’est l’incertitude répétée
et l’absence
de solution concrète.
Une annulation est compréhensible.
Quatre annulations successives changent la nature du problème.
Dans toute activité, un imprévu peut arriver : panne, incident technique, grève, météo défavorable ou contrainte opérationnelle exceptionnelle.
En revanche, lorsque les annulations et les reports deviennent successifs, il ne s’agit plus simplement d’un retard de voyage. Il devient difficile d’organiser :
- des rendez-vous professionnels ;
- des formations déjà planifiées ;
- des déplacements et des réservations ;
- des engagements familiaux et personnels ;
- la continuité normale de son activité.
Pour un indépendant, un agenda sérieux se construit plusieurs semaines à l’avance. Chaque nouvelle annulation oblige à déplacer des rendez-vous, à réorganiser des missions et à informer les clients, sans garantie que la date de remplacement sera réellement maintenue.
Le communiqué du 25 mai 2026
Le 25 mai 2026, un article de SNRT News relayait l’annonce par Royal Air Maroc de la suspension provisoire de certaines lignes, dans un contexte de forte hausse du prix du kérosène liée aux tensions au Moyen-Orient.
Consulter l’article de SNRT News du 25 mai 2026
Sur le moment, cette explication m’a semblé cohérente. Je pensais que la situation reviendrait rapidement à la normale et que les voyageurs concernés seraient progressivement réacheminés.
Près de deux mois plus tard, la liaison avec le Cameroun restait cependant marquée par des annulations répétées et une visibilité insuffisante.
Une communication estivale ambitieuse, mais une situation différente sur certaines liaisons
Le 13 juillet 2026, Médias24 a publié un article consacré au programme estival de Royal Air Maroc.
La compagnie y annonce une offre record de près de 8,2 millions de sièges, en progression de 23 % par rapport à l’été précédent, avec un réseau couvrant 86 destinations internationales.
Le réseau africain est présenté comme celui connaissant la plus forte progression, avec plus de 1,8 million de sièges, soit une hausse annoncée de 36 %. Royal Air Maroc indique également vouloir assurer son programme estival avec une flotte de 67 appareils, sans recourir à des avions affrétés.
Ces chiffres portent sur l’ensemble du réseau de la compagnie. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, d’évaluer la continuité réelle de chaque liaison.
Ils créent néanmoins un contraste avec la situation que j’ai personnellement constatée sur la desserte entre le Cameroun et Casablanca : annulations répétées, nouvelles dates ensuite annulées et absence de solution de réacheminement avant mon départ.
Ce contraste ne permet pas de conclure sur les décisions internes de Royal Air Maroc. Il justifie cependant de s’interroger sur la manière dont les capacités annoncées sont réparties entre les différentes destinations et sur l’information transmise aux voyageurs affectés.
Ce que montrent les données publiques
Afin de mieux comprendre la situation, j’ai commencé à consulter les historiques publics disponibles. Ils montrent plusieurs rotations Royal Air Maroc vers le Cameroun indiquées comme annulées.
Parallèlement, le moteur de réservation a continué, à différentes dates, à proposer des vols quelques jours ou quelques semaines plus tard. Ces deux constats soulèvent naturellement plusieurs interrogations.
Méthode
Je cherche à reconstituer une chronologie aussi fiable que possible. Je ne prétends pas disposer d’informations internes à la compagnie. Les captures, billets, notifications et échanges sont datés et conservés.

Consulter l’historique du vol AT507 sur Flightradar24


Ce que je peux affirmer
- Mon retour initial du 22 juin n’a pas eu lieu.
- Quatre vols successivement programmés ont été annulés.
- J’ai demandé à plusieurs reprises un réacheminement, sans demander le remboursement de mon billet.
- Aucune solution de réacheminement ne m’a été remise avant mon départ.
- Plusieurs rotations apparaissent annulées dans les historiques publics consultés.
- Le moteur de réservation a continué ponctuellement à proposer certains départs.
- J’ai finalement acheté, à mes frais, un billet auprès d’une autre compagnie.
Ce que je ne peux pas affirmer
- Pourquoi cette situation a perduré pendant plusieurs semaines.
- Quelles décisions opérationnelles ou commerciales internes ont été prises.
- Comment les avions et les équipages ont été répartis entre les différentes destinations.
- Si les annulations ont eu une cause unique ou plusieurs causes successives.
Mes demandes de réacheminement
Après les annulations successives, je n’ai pas demandé le remboursement immédiat de mon billet. Mon objectif était de rentrer en Europe dans les meilleurs délais.
J’ai donc demandé à Royal Air Maroc de me réacheminer, y compris si nécessaire sur une autre compagnie aérienne.
- demande effectuée par le site internet de Royal Air Maroc ;
- demande enregistrée sous un numéro de ticket ;
- relances effectuées par email ;
- plusieurs déplacements à l’agence Royal Air Maroc de Douala ;
- transmission annoncée de ma demande à la hiérarchie ;
- constat réalisé en agence le 16 juillet par un commissaire de justice.
Le 16 juillet, il m’a été indiqué qu’une réponse pouvait intervenir dans la soirée. Le 17 juillet au matin, aucune solution concrète ne m’avait été remise.
Je me suis présenté à nouveau à l’agence de Douala vers 10h50. Après avoir attendu calmement, j’ai constaté qu’aucune réponse n’était disponible. Vers 11h30, j’ai pris la décision d’acheter un billet Ethiopian Airlines afin de pouvoir enfin rentrer en Europe.
Cette décision n’était pas un choix de confort, mais la conséquence de quatre annulations et de l’absence de solution de réacheminement effectivement proposée.
Les hypothèses : rester prudent
Plusieurs explications peuvent être envisagées : coût du carburant, disponibilité des avions ou des équipages, contraintes techniques, réorganisation du réseau ou priorités commerciales temporaires.
À titre personnel, je me suis naturellement posé ces questions, notamment en observant les annonces concernant l’augmentation globale des capacités de la compagnie pendant la période estivale.
Mais il est essentiel de distinguer une intuition, une corrélation temporelle et un fait démontré.
À ce jour, je ne dispose d’aucune preuve permettant d’établir précisément les raisons internes de la suspension prolongée ou des annulations répétées des vols vers le Cameroun.
Je préfère donc présenter séparément les informations vérifiables et les questions qui restent ouvertes.
Le véritable sujet : la confiance
Au fond, cet article ne parle pas seulement d’un vol. Il parle de la confiance entre une compagnie aérienne et ses clients.
Une compagnie peut rencontrer des difficultés. Les voyageurs peuvent le comprendre. En revanche, lorsqu’une situation exceptionnelle dure plusieurs semaines, la communication et l’accompagnement deviennent presque aussi importants que le transport lui-même.
- annoncer clairement qu’une reprise reste incertaine ;
- indiquer que les nouvelles dates proposées sont provisoires ;
- informer régulièrement les voyageurs concernés ;
- ne pas laisser un passager organiser seul son retour après plusieurs annulations ;
- proposer un réacheminement concret lorsque les reports se répètent.
Quelques informations claires et une solution appliquée suffisamment tôt auraient probablement évité une grande partie des difficultés rencontrées.
Les conséquences concrètes
Ces annulations successives ont eu des conséquences qui dépassent largement le prix d’un billet d’avion.
- plusieurs rendez-vous professionnels ont dû être annulés ou reportés ;
- une journée de formation a dû être reprogrammée ;
- la finalisation de supports pédagogiques et de travaux destinés à mes clients a pris du retard ;
- plusieurs journées ont été consacrées aux démarches auprès de la compagnie et à l’organisation de mon retour ;
- j’ai dû financer un nouveau billet auprès d’une autre compagnie ;
- plusieurs événements familiaux prévus en France ont été manqués.
Ces éléments sont actuellement rassemblés et documentés dans le cadre de mes démarches amiables.
Une réflexion plus large sur la relation client
Cette expérience dépasse le seul cas de Royal Air Maroc. Dans tous les secteurs d’activité, la confiance repose notamment sur :
- la qualité du service rendu ;
- la transparence de l’information ;
- la capacité à expliquer les difficultés lorsqu’elles surviennent ;
- la cohérence entre la communication générale et la situation vécue par les clients ;
- la capacité à proposer une solution concrète et applicable.
C’est souvent dans les périodes de crise que la relation client se consolide ou, au contraire, se détériore durablement.
Pourquoi je publie cette chronologie
Je souhaite laisser une trace chronologique des événements tels que je les ai vécus. Dans quelques mois, chacun pourra relire cette chronologie, la comparer aux réponses éventuellement apportées par la compagnie et se faire son propre avis.
Les éléments conservés comprennent notamment :
- les billets et les différentes dates de report ;
- les notifications d’annulation reçues ;
- les captures des historiques publics de vols ;
- les captures du moteur de réservation ;
- les demandes adressées à Royal Air Maroc ;
- les échanges et déplacements en agence ;
- le constat réalisé par un commissaire de justice ;
- la preuve de l’achat du billet Ethiopian Airlines ;
- les conséquences professionnelles, personnelles et financières des annulations.
Conclusion provisoire
Cette chronique n’a pas pour objectif de critiquer systématiquement une compagnie aérienne. Elle vise à documenter une situation vécue, datée et vérifiable.
Les faits relatés sont appuyés par des billets, des notifications, des captures d’écran, des historiques publics de vols et différentes démarches entreprises auprès de Royal Air Maroc.
Après quatre annulations successives et plusieurs demandes de réacheminement restées sans solution concrète, mon retour en Europe a finalement été assuré par Ethiopian Airlines, avec un billet acheté personnellement.
Je suis arrivé à Bruxelles le 19 juillet 2026, près d’un mois après la date de retour initialement prévue.
Les démarches amiables se poursuivent désormais depuis la France. Cette page sera actualisée en fonction des réponses reçues et de l’évolution du dossier.
